Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Il s’intitule “Pourquoi lire ce journal d’une femme désabusée par le mariage peut t’aider à réussir ton couple”.

jaquette de l'épisode 66 : présentation du livre d'Alice Rivaz La paix des ruches

Il s’agit du premier épisode spécial lecture du podcast Tout Finira par Vous Réussir en Amour.

Comme la relation amoureuse et le couple sont des sujets qui me passionnent, vous imaginez bien que je lis beaucoup d’ouvrages.

C’est pourquoi j’ai décidé de partager davantage avec vous au sujet des livres que je découvre et surtout sur ce que cela pourrait vous apporter de les lire pour votre développement personnel dans votre relation amoureuse.

Aujourd’hui, je vais vous parler du roman d’Alice Rivaz qui s’intitule “La paix des ruches” et qui m’a profondément touchée.

Ce roman date de 1947 soit 2 ans avant Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir.

Si l’aspect théorique du livre de la philosophe vous rebute, le livre d’Alice Rivaz devrait davantage vous convenir et vous allez pouvoir réfléchir individuellement à toutes les thématiques féministes à partir des réflexions de Jeanne.

couverture du livre La paix des ruches d'Alice Rivaz

Le journal intime d’une femme désabusée par le mariage

“Je crois que je n’aime plus mon mari” est la 1ère phrase du roman.

À partir de là, elle nous décrit le quotidien de son couple et de sa vie de femme épouse et salariée “Dans un mélange d’acuité impitoyable et d’espoir obstiné” nous dit Mona Chollet dans la préface. Mona Chollet a écrit Réinventer l’amour, Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles chez Zones en 2021. (Que je vous conseille aussi d’ailleurs. 😉)

Jeanne n’est pas heureuse dans son couple.

Pourtant, il y avait de l’amour des deux côtés au début et dans la phase de séduction mais, pour elle, le mariage se fait au détriment de la femme qui se perd dans cette relation à deux dans laquelle l’homme est avantagé.

“Le contraste entre l’état de grâce des premiers temps de l’amour et la déception sans fin de la vie conjugale la met au désespoir ; elle ne peut se résoudre à ce que ce paradis perdu soit réellement perdu.”

Mona Chollet dans la préface

Jeanne s’ennuie, elle ne se sent pas comprise dans son identité de femme, elle a du mal à supporter la présence de cet inconnu qu’est devenu pour elle Philippe, qu’elle a tant aimé au début.

D’ailleurs, elle n’écrit dans son journal que lorsqu’il s’absente quelques jours pour son travail. Elle n’ose pas écrire devant lui car elle sait déjà qu’il critiquerait sa propension à rédiger un journal intime.

Le portrait de l’homme qu’elle n’est plus certaine d’aimer est sans concession.

Il fait preuve d’égoïsme en se posant sur le canapé à peine rentré du travail afin de se reposer en attendant le diner alors qu’elle doit préparer le repas après sa propre journée de travail.

Jeanne trouve cette situation injuste car elle aussi rentre du travail mais elle ne dit rien.

Certains lecteurs, interrogés à la sortie du livre par le journal flamand Servir, ont d’ailleurs manifesté leur désapprobation par rapport à ce silence de la protagoniste qui ma foi n’avait qu’à le dire si elle ne supportait pas cette situation. Pour les détracteurs, elle préfère ressasser les défauts de son époux plutôt que de l’aimer et surtout, elle attend une solution de l’extérieur au lieu d’agir. On lui reproche sa passivité.

Une femme est triste et désabusée car elle est déçue par son couple

Les causes du désamour dans le couple

Jeanne connaît un amour déçu qui a évolué dans le temps et qui lui fait dire que les hommes et les femmes ne sont pas fait pour vivre ensemble ; pour s’aimer oui très certainement, mais pas pour vivre le quotidien.

“Parfois je me demande : qu’avons-nous à faire avec de tels fous ? […]

Non, l’homme en dehors de l’amour ne saurait être notre compagnon. Dès que nous avons cessé de l’aimer, que lui ne nous aime plus, nous n’avons vraiment plus rien à faire ensemble.”

Elle préfère d’ailleurs la solitude dans laquelle nous dit-elle :

« Des pouvoirs me sont rendus quand je suis seule, que j’avais perdus en ne l’étant plus.”

Le roman d’une femme féministe en 1947

Comme son personnage Jeanne, Alice Rivaz a refusé la maternité. Mais en plus, l’autrice a décidé de vivre sans se marier et d’écrire des œuvres engagées.

On peut donc imaginer sans la trahir qu’il y a beaucoup d’elle-même dans son personnage qui regrette de s’être mariée et se sent rassurée de ne pas avoir eu d’enfant.

Jeanne nous décrit aussi son attirance pour les conversations et les activités entre femmes car, dans ce cercle-là, elle se sait comprise, dans cet entre-soi réconfortant et chaleureux.

Jeanne a une intuition très forte de ce que serait l’existence pour tous si les femmes prenaient leur juste place :

« S’ils nous écoutaient, nous suivaient, quel curieux monde deviendrait le monde. Et c’est parce qu’ils le pressentent qu’ils font ceux qui ne voient ni ne comprennent. »

Elle se demande ce que les femmes attendent pour dire ce qu’elles ressentent et ce qu’elles veulent.

Pourquoi lire ce journal d’une femme désabusée par le mariage ?

Mieux s’interroger et savoir qui nous sommes dans une relation amoureuse

À travers les réflexions de Jeanne sur sa vie de couple, on peut retrouver les échos de ce qui nous parle.

Cela permet d’ouvrir des espaces de réflexion en nous.

En effet, en lisant le journal de Jeanne, nous nous posons des questions essentielles sur le couple :

  • Pourquoi l’amour s’en va au bout d’un moment ?
  • Qu’est-ce qui se passe dans le quotidien pour que nous devenions des étrangers alors que nous nous sommes physiquement rapprochés en vivant ensemble.
  • Où en suis-je moi-même dans mon couple ? Est-ce que je me reconnais dans certains propos de Jeanne ?
  • Pouvons-nous être heureuse dans le couple ? Dans le mariage ?
femme qui réfléchit car elle est désabusée par son mariage et sa relation amoureuse

Il y a tout de même une femme heureuse en amour dans le roman : Marguerite cette :

“âme de maître-maçon sans doute, toujours prête à replâtrer, masquer les brèches et fissures qui, jour après jour lézardent la vie du couple. […]

Son mari a de la chance. La mérite-t-elle ?”

Du coup, vous pourrez aussi réfléchir à ce qu’il est bon de faire, de dire, de penser pour réussir son couple.

D’ailleurs, je vous conseille d’écrire comme Jeanne pendant quelques jours votre journal de bord.

👉 C’est d’ailleurs un des exercices que je propose dans ma nouvelle « Gratuité de Génie » qui s’intitule de Amoureuse à Amour’heureuse !

couverture du Genially : passe de amoureuse à amour'heureuse
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Être émue

D’autres passages du texte feront sans doute écho en vous :

« Nous ne pouvons rien effacer ; nos souffrances, nos joies, s’ajoutent les unes aux autres. Elles ne s’annulent pas, elles s’additionnent, traçant ces cercles concentriques autour du noyau de notre être. Ainsi nos amours. Il n’en est point qui puissent vraiment mourir une fois nés, ils continuent leur vie en nous. Même si nous ne le savons pas. »

Peut-être allez-vous pleurer quand Elisabeth raconte sa vie de mère de famille en ces termes :

“C’est comme si la maison, Éric, les enfants, étaient constamment à côté de moi, devant moi, derrière moi, pareils à d’immenses parois de montagnes qui me bouchent tous mes horizons.”

D’autres pages vous feront sourire.

D’autres vous bouleverseront sans doute et vous donneront peut-être envie de lutter contre les injustices dans lesquelles cette société patriarcale nous place tous, femmes et hommes.

Découvrez ces pages par vous-mêmes.

Je vous laisse d’ailleurs découvrir pourquoi le livre s’intitule « la paix des ruches ».

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de lire ce magnifique roman qui présente le journal d’une femme désabusée par le mariage qui se débat avec ses contradictions et ses envies.

Et si c’est le cas, faites -moi un retour dans les commentaires. 🙏

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