Voici l’épisode 31 du podcast. Il est intitulé : Langagez-vous (4ème partie) Comment prendre le contrôle de sa petite voix ?

jaquette de l'épisode 31 : langagez-vous. Comment reprendre le contrôle de votre petite voix

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de petite voix ?

Cette petite voix en nous, c’est notre conscience et nos pensées ; c’est elle qui nous raconte des histoires qui construisent notre réalité si on lui laisse le pouvoir.

Alors attention, elle ne raconte pas tout le temps n’importe quoi.

Elle peut même nous être bénéfique mais il faut bien avouer que souvent, elle nous casse les pieds.

Et encore, si nous en avons conscience, c’est ok mais le pire, c’est quand elle influence notre vie sans que l’on s’en rende compte.

Alors aujourd’hui, je vous propose des conseils pour l’utiliser à bon escient et la cadrer quand c’est nécessaire : reprenons le contrôle de notre petite voix !

C’est parti !

Prenez conscience de votre petite voix

Ne faites plus rien, arrêtez de lire cet article et restez là sans bouger 1 minute puis revenez lire la suite.

Allez-y…

Vous avez eu des pensées, n’est-ce pas ?

Vous vous êtes parlé à vous-même ?

Et bien voilà, c’est elle.

Ce que vous vous dites dans votre tête ou à haute voix quand vous parlez tout seul.e constitue les pensées de votre petite voix.

Certains disent qu’à travers elle, c’est votre égo qui parle.

Elle utilise les mots que vous connaissez. Elle finit par être ce dont vous avez conscience et par conséquent, elle crée votre réalité c’est-à-dire ce que vous voyez et pensez du réel et de votre vie.

Elle ne dit pas LA réalité mais VOTRE réalité.

Et c’est là le danger.

Les dangers de votre petite voix

Elle n’est pas toujours dangereuse. Heureusement pour nous !

En revanche, elle joue un rôle dans vos ressentis et vos émotions par les mots qu’elle utilise et elle influence ce que vous voyez du réel.

Si elle commence par vous dire que la soirée est ennuyante et que vous aimeriez bien être ailleurs, vous allez ressentir de l’ennui et de l’impatience. Vous aurez hâte de rentrer chez vous.

Si elle vous dit que la soirée est banale et qu’il faudrait l’animer un peu, vous allez trouver des sujets de conversation et discuter avec vos voisins.

Si elle vous dit que la soirée est tranquille et que les gens présents sont intéressants, vous allez vous intéresser aux gens autour de vous.

Si elle vous dit que vous ratez votre série préférée, vous allez vous ennuyer encore plus et ne pas prendre part aux discussions.

Le principal danger vient du fait que, nous lui donnons raison sans remettre en question ni ce qu’elle dit, ni les mots qu’elle utilise.

Nous lui donnons notre crédit alors qu’elle manque trop souvent d’objectivité.

En plus, elle adore revenir encore et encore sur les mêmes sujets alors que ce n’est pas dans notre intérêt.

Elle a aussi la fâcheuse tendance à vouloir rester dans le passé ou à préparer l’avenir ; elle a du mal à rester dans le présent.

Ainsi, elle nous pousse à ressentir des regrets ou des remords ou à anticiper les événements et développer des peurs inutiles.

Comment la faire taire ?

Vous ne pouvez pas !

Alors, il va falloir composer avec.

une femme semble avoir mal à la tête elle doit prendre le controle de sa petite voix

Difficile de ne pas penser, n’est-ce pas ? Il n’y a qu’à voir le nombre de fois où l’on essaie de laisser passer nos pensées quand nous essayons de méditer ! Et que cela fonctionne relativement peu…

Heureusement pour nous, nous sommes en capacité de devenir observateur.trice de nos pensées.

Comment prendre le contrôle de sa petite voix ?

Vous n’êtes pas votre petite voix et elle n’est pas vous

Tout d’abord, il faut prendre conscience de son existence et comprendre qu’elle tourne en boucle, la plupart du temps sans nous.

Ceci dit, vous constatez tout de même que vous pouvez l’influencer.

C’est vous, sans être tout à fait vous, car vous êtes dépendant de ce qu’elle vous dit (donc de ce vous pensez) mais si vous en prenez conscience, vous pouvez vous détacher. Il y a bel et bien, vous et elle, et ce n’est pas tout à fait la même chose, non ?

Vous pouvez même la contraindre pendant quelques minutes à un sujet de réflexion.

Mais elle ne va pas se laisser faire et va vite reprendre le dessus.

Savez-vous que souvent vous la laissez parler à votre place ?

Quand vous répondez trop vite, presque instinctivement ; quand vous répondez sans trop réfléchir au choix des mots…

Prendre le contrôle de sa petite voix : mettre de la conscience quand il le faut

Maintenant que vous en avez conscience, trouvons des moyens d’en prendre le contrôle quand c’est nécessaire.

À quel moment devons-nous réagir ?

Votre petite voix est souvent négative. Elle vous pousse à vous dévaloriser ou en tout cas, elle oriente ce que vous pensez du réel.

Dernièrement, alors que nous sortions d’une soirée danse, un ami m’a dit :

« La soirée n’était pas géniale. C’est bon, je laisse tomber. J’ai compris ce que cela veut dire. »

En fait, en ce qui me concerne, la soirée était géniale. La musique était bonne. Il n’y avait ni trop de monde, ni pas assez. J’ai bien dansé, j’ai eu mal aux genoux mais pas tant que cela. J’ai revu plein de gens que je n’avais pas vus depuis très longtemps.

En lui posant des questions, je comprends que mon ami est déçu car il s’attendait à revoir une fille qu’il avait rencontrée le mardi précédent et avec qui il avait plus ou moins rendez-vous.

Reprendre le contrôle de sa petite voix : savoir la remettre en question

Mon premier réflexe est de lui poser des questions pour qu’il se rende compte que sa petite voix intérieure tourne sans lui de façon subjective.

  • Est-ce que la soirée était objectivement géniale ou non ? Il admet que oui, c’était une bonne soirée de salsa.
  • Pourquoi laisse-t-il tomber ? Il m’explique que la fille n’est pas venue donc elle ne veut pas le revoir.
  • Comment tu connais la raison qui explique qu’elle ne soit pas venue ? Il me répond : « Si elle voulait me revoir, elle serait venue. »
  • Sais-tu où elle est et ce qu’elle fait ? Et si elle est malade ? Si elle devait s’occuper de quelqu’un ce soir ? Si elle travaille un mardi soir sur deux ?
  • Comment es-tu certain que ne pas venir signifie pour elle ne pas vouloir te voir ?
  • Avaient-ils « officiellement » rendez-vous ?
  • Est-ce objectif d’en vouloir à cette fille et de laisser tomber ?
  • Laisser tomber quoi d’ailleurs ?

Bref, mes questions ont révélé à mon ami le pouvoir subjectif de sa petite voix qui n’allait vraiment pas dans son intérêt.

En remettant les choses à plat, il se rend compte que c’était une bonne soirée donc qu’il peut ressentir du bien-être et de la joie d’avoir passé un bon moment, qu’il ne peut pas savoir la raison de l’absence de la fille et qu’il vaut mieux ne pas le prendre personnellement…

Voilà, j’ai réussi à le détacher de sa petite voix et de l’influence qu’elle avait sur lui.

Comment faire par vous-même ?

Posez-vous des questions : pourquoi je pense cela ? Comment je le sais ? Est-ce objectif ? Est-ce dans mon intérêt ?

prendre le contrôle de sa petite voix : ne laissez pas votre petite voix vous influencer

Écoutez bien les mots qu’elle emploie

Soyez attentif à la connotation des mots que votre petite voix utilise. La connotation correspond à tout ce que dit le mot de façon implicite : lexique positif ou négatif ? Subjectif ou objectif ? Énergie neutre, forte ou faible ?

Nous pouvons ressortir de la soirée et notre petite voix nous dit que c’était une soirée sympa sans plus. Si je reprends le contrôle, je peux penser par moi-même que la soirée était plus que sympa car cela m’a fait du bien de voir des gens dont je n’avais plus de nouvelles depuis 2 ans. Du coup, je peux relever l’énergie de ma petite voix : c’était une très bonne soirée à l’esprit convivial.

Le lendemain, ma petite voix me fait dire à une voisine que je suis épuisée. Ben, non en fait. Si je suis objective, je me sens juste un peu fatiguée ce qui est normal étant donné que je me suis couchée à 1h du matin.

Voilà, c’est cela reprendre le contrôle : la remettre en question, s’interroger sur la justesse des mots qu’elle utilise, se demander si elle oriente ce que nous ressentons ou voyons de la réalité, questionner ses arguments…

Prendre le contrôle de sa petite voix : arrêter de vous raconter des histoires qui vous nuisent

Parfois, il faut carrément lui dire stop.

Voici un exemple. Vous râlez car votre batterie de voiture vous lâche juste le jour où il ne fallait pas. En plus, il y a un mois, vous aviez déjà dû faire réparer votre pneu à cause d’un clou. Ça tombe toujours sur vous ! Les ennuis, ça vous connaît ! Il ne manquerait plus qu’un autre voyant s’allume ou que ce soit le moment de faire la révision ! Vous fulminez !

STOP ! ! !

On rembobine !

Les ennuis ne tombent pas sur vous plus que sur les autres. Il n’y a pas de bon jour pour monter dans sa voiture et constater qu’elle ne démarre pas ! Franchement, cela aurait pu tomber encore plus mal. Pourquoi augmenter l’énervement avec un fait qui n’est pas avéré ? Non, ce n’est pas encore le moment de la révision et aucun voyant ne s’allume. D’ailleurs, vous y pensez maintenant, cette batterie a tenu bien plus longtemps que la précédente.

Vous voyez comment votre petite voix se joue de vous ?

Alors prenez le contrôle de votre petite voix !

parlez plus fort que votre petite voix

Prenez conscience de votre petite voix, de sa subjectivité et du malin plaisir qu’elle semble prendre pour provoquer des émotions négatives chez vous.

Puis, remettez-là en question, observez les mots et changez-les, améliorez votre état d’esprit en changeant les histoires qu’elle vous raconte.

Soyez objectif, remettez du positif et racontez-vous des histoires bénéfiques pour votre bien-être.

Pour compléter cette liste de conseils, vous pouvez découvrir l’épisode précédent : Langagez-vous (3ème partie) : l’incroyable pouvoir de l’énergie des mots.

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